038 (un an plus tard)

038 (un an plus tard)
Comme prévu, l'aigle m'a bien emporté. Comme prévu le premier tome s'est terminé. Comme prévu il y eut une fête et les morts sont parfois revenus à la vie. Voila pour ce qui était prévisible.
Qu'en est il de l'imprévu? Si l'aigle m'a bien emporté sur quelques notes de blues, il a oublié de me déposer et j'ai vu bien des tours avant de toucher le sol à nouveau. Problème: cette saloperie d'animal m'a fait tombé dans le mauvais bouquin et je me retrouve à vivre une histoire qui n'était pas du tout la mienne. Il ne faut pas être difficile dans la vie alors acceptons ce changement de rôle. Me voilà dans la peau d'un littéraire qui s'amuse dans la ville de Quimper. Quand je vous disais que ca avait évolué, c'était pas des conneries. Et comme l'aigle est reparti dans son nid, je me dois d'attendre le prochain transport patiemment en faisant du stop.
Quimper, une ville de la Bretagne profonde. Il ne me manquait plus que ça. Une population effrayante de par son attardement, un décor de ville fantôme à certaines heures du soir. Sa cathédrale couleur os ne donne pas vraiment envi de se convertir au catholicisme.
Ce nouveau tome commence d'une façon bien étonnante et si les personnages principaux sont restés, difficile de trouver d'autre repères. Je devrai faire un procès aux aigles. Appelé à comparaître pour abus de confiance, mensonge, trahison, et séquestration de jeune innocent en Bretagne profonde. Moi je dis c'est de la triche.
Bref, il faut commencer cette nouvelle histoire quoiqu'il en soit. Pour de nouvelles histoires il faut de nouveaux personnages. On m'en a présenté un tas, j'y ai retenu une troupe. John Lennon, Julie Depardieu, Long John Silver, et Hagrid formeront pour cette année mon band. Avec eux, tout semble possible. Ce premier chapitre semble en effet prendre la forme d'une longue série d'expérience vers la disparition des limites pour parvenir à un nouveau monde avec un nouveau moi. Ces nouveaux personnages sont là pour me tenir la main pendant que je traverse ce gouffre.
Cependant, dans ce changement de monde, je pars avec quelques bagages. Ma maladie est toujours là. Au départ il m'avait semblé avoir réussi à la quitter. L'éloignement géographique faisait que je ne la retrouvais plus dans mes nouveaux repères. Mais ces derniers jours m'ont confirmé que rien a changé à ce sujet si ce n'est que les perspectives s'amenuisent. Youpi. J'évite de réfléchir à ce sujet pour l'instant, impossible pour moi de me résoudre au forfait. La seule chose à laquelle je réfléchis par rapport à ce fait est ma conception du changement. N'Ai-je pas surestimé la révolution qu'allait apporté ce nouveau tome. Après mûre réflexion, je me dis que non. C'est juste qu'il ne faut pas oublier qu'il s'agit de la suite d'un gros pavé et qu'on ne peut pas repartir de zéro. Il faut faire avec les restes du derniers repas pour ce festin ci. À table.
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# Gepost op maandag 03 november 2008, 18u10

037 (le cycle de la vie)

037 (le cycle de la vie)
Il y a des enfants qui meurent, il y a des gens qui sont centenaires. Certains d'entres nous enchaîneront les cancers quand d'autres deviendront gagneront des prix. Certains se marieront et auront beaucoup d'enfants, d'autres éviterons toute relation sociale constructive de peur d'aimer et d'être aimé. Ceci est le cercle de la vie. Une chose est certaine, c'est que le niveau de jeu est élevé et que rien de ce que nous allons ne sera simple (tout du moins pour la plupart d'entre nous).

A l'aube de l'ouverture du dernier chapitre de ce tome de ma vie. Je me demande quel pourrait être le résumé sur la quatrième de couverture... « Voici l'histoire de celui qui n'a fait que planifier le tome suivant sans jamais réellement profiter du présent ». L'histoire n'a pas l'air fameuse, et les péripéties semblent être le grand ennemi du personnage principal. Ca ne sera certainement pas un best seller.

Et pourtant ce serait un résumé acceptable. Il est vrai que jusqu'alors mon existence fut tout aussi atypique que ma personnalité. Suis-je né pour attirer tout ce qui est anormal ? Question intéressante à laquelle la réponse est complexe : OUI. Mais là n'est pas le principal problème de cette histoire.
Le fait est que je suis en train de faire un résumé de ce qu'il s'est passé avant que la partie la plus importante de l'histoire n'ait commencé : Le dénouement ! Comment puis jugé alors qu'il n'y a encore eu aucune scène apocalyptique. Tout est encore possible. Peut être que la fin de cette histoire nous réserve twist final.

Je n'y crois pas trop mais qui sait... il y a peut être un retournement auquel personne ne s'attend. Les jours à venir nous dirons comment cela s'annonce. Le début de la fin est toujours très révélateur...enfin... je crois.

Pour autant, je m'amuse à chercher dans les twists finals les plus célèbres pour voir ce qu'il pourrait m'arriver... Dans un cas je suis déjà mort et je n'en ai pas conscience... oui, j'espère un peu mieux quoiqu'il en soit. Ou alors je vis dans coupé du monde dans une espèce de sphère ; ma vie est une émission de télé réalité et je vais m'en apercevoir... je n'y crois pas trop mais bon, on fait peut être de bons décorateurs ces temps ci. Et si tous les personnages importants dans ma vie sortaient de mon esprit : face à une existence stérile, je me suis créée un monde parallèle dans lequel je me suis réfugié au point de ne plus avoir aucune notion de ce qui est réel et de ce qui ne l'est pas. Où alors, la fin sera une grande fête, avec des ballons et des morts qui ressuscitent. Ca me plait cette idée ! Voilà c'est décidé, cette histoire terminera par une fête.

Alors voici la fin de la fin. Pour résumer cette histoire, je dirai que c'est celle d'un homme étrange qui a toujours voulu tout contrôler. Sauf que la maladie du roi Arthur s'attaque à lui et pour y faire face, il décide de contrôler encore plus le monde qui l'entoure : il devient manipulateur, il est forcé d'accomplir de mauvaises actions et qui plus est, la maladie le ronge. Mais au final, il s'est tellement dévoué pour obtenir ce qu'il voulait qu'il y arrive. Alors tout le monde fait la fête. C'est là qu'un grand aigle descend du ciel et l'emporte dans son monde, loin de cette terre ou il avait vécu tant d'années. Dans ce nouveau monde, tout est différent : de nouvelles rues, de nouveaux personnages mais surtout, de nouvelles intrigues beaucoup plus palpitante. Bref, au bout du compte, l'aigle l'a emmené si haut, qu'il a enfin atteint le paradis, et sa maladie s'est évanouie quand il est passé... d'un cycle à un autre.
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# Gepost op vrijdag 24 augustus 2007, 23u49

Gewijzigd op zaterdag 25 augustus 2007, 00u00

036 (finding neverland)

036 (finding neverland)
Me revoilà au point de départ. Il est plus difficile qu'on ne le pense de quitter les lieux qui nous sont communs. Ainsi après une désastreuse tentative de changement je reprends mes vieilles habitudes et revient me morfondre en terre connue.
A vrai dire je sais très bien pourquoi ca n'a pas marché sur mon nouveau ancien nouveau blog. J'avais perdu dans ces nouvelles pages ce qui faisait mon inspiration en celle-ci. J'étais à la recherche de ma connexion avec mon pays imaginaire. Vous savez, je pense pouvoir affirmer ne pas voir le monde comme la plupart d'entre vous. Oui je sais, je suis daltonien pas besoin de me le rappeler. Mais ce n'est pas là que je voulais en venir. Peu d'entre vous le savent, mais ils m'arrivent de m'évader en allant marcher en ville pour faire quelques croquis et passer le temps. C'est dans ces moments là que je découvre que voir ce n'est pas utiliser ses yeux.
Quand j'en ai le temps, je fais un tour particulier dans la ville. Je pars de la cathédrale. Là il y a un clochard qui au pied de l'église en rénovation passe son temps à discuter avec son chien. Si vous tendez l'oreille, vous comprendrez qu'il lui récite des vers. Puis je remonte par cette rue qu'on dirait sorti d'un village en ras-montagne. En haut de celle-ci il y a une esplanade avec trois bancs. Ce sont les seuls qui ne font pas parti du stand de tir des pigeons. Mais ne comptez pas vous y asseoir. La maison qui se situe en face est habité par une veuve paranoïaque. A chaque fois que quelqu'un s'assied elle descend de chez elle pour le faire déguerpir.
On arrive alors sur la colline qui surplombe la ville. La plupart du temps, je redescends pas cette rue tant apprécié par les skateurs. Elle mène tout droit à la préfecture. Un petit signe de la main à Nominoë, et me voila qui repart vers conleau. Pour cela je prends la direction de Séné.
Là, je me retrouve sur cette grande arcade où il n'y a jamais aucun piéton. Pour n'importe qui cet endroit semblerait mortel. Personnellement je l'adore. Parce que le long de cet arcade, il y a la maison d'un jardinier. Certes elle est caché par un énorme mur en pierre. Mais en se rapprochant près, tout près...on sent les camélias depuis quelques jours. Pendant un dizaine de mètres ,ce parfum vous enivre et ne vous donne qu'une envie :entrer dans cette demeure. Une fois passé le giratoire, je remonte le long de l'école saint-patern. C'est ma première école primaire. Ca remonte à loin mais dès que je la vois je repense à ce que j'y ai vécu. J'ai énormément de souvenirs de ma petite enfance. Mme Trebossen avait beau aimé ce que je dessinais, je n'échappais pas au sieste dans la chapelle de l'école... oui j'ai commencé chez les catholiques.
Ensuite, je redescends sur le port. Je fais alors une pause près du manège rive droite. Il y a de moins en moins d'enfants dessus mais si vous y venez plusieurs fois, vous vous rendez compte que certains enfants ont leurs habitudes. A croire que la vocation de pompier est quelque chose d'inné. Ensuite je remonte par la grande et seule rue commerciale-non-touristique de la ville et là c'est le bouquet final. Entre la grand mère qui sort Poupou le caniche, le jeune qui traine sa copine dans une librairie, et les trois copines attablés fixant droit devant elle la rue (ne me demandez pas pourquoi), c'est l'endroit dans cette ville où la vie foisonne. Il m'arrive d'y rester de longues minutes... Quand l'envi m'en prend, je me permets même de suivre quelques personnes de loin. Il n'y a rien de plus fascinant en ville que de choisir une personne en mouvement au hasard et de voir où elle se dirige. La plupart du temps le résultat est surprenant.
C'est ainsi que j'ai retrouvé mon pays imaginaire. Et a vrai dire il n'était pas si loin que cela. Cette ballade je l'ai fait samedi, et depuis j'ai à nouveau la possibilité d'écrire sur cette page pendant que j'observe ceux que j'ai croqué. Ainsi tout reprend comme avant. A très très bientôt ici ou dans un rêve.

EDIT: J'interdis toute personne saine d'esprit de m'appeler poussinou et d'utiliser un dérivé du genre. Pour ce qui est de l'autre follichon, on en reparlera mais: Je l'aurai un jour, je l'aurai!!!!!

# Gepost op zondag 08 juli 2007, 19u12

Gewijzigd op zaterdag 25 augustus 2007, 00u18

Le mot de la fin

Le mot de la fin
Ainsi cet article sera le dernier. Vous l'aurez certainement remarqué, cela fait près d'un mois que je n'ai rien posté et pourtant j'en aurai eu des histoires à raconter. Je ne suis plus vraiment le même depuis tout ce temps. Aujourd'hui écrire sur cette page ne me semble plus nécessaire; je préfère consacrer mon temps à d'autres personnes ou à d'autres activités.
De plus, mes doigts ne courent plus suffisamment vite sur le clavier pour que je puisse recommencer à raconter du n'importe quoi bien dilué. À vrai dire je n'ai plus rien envie de vous raconter grand-chose. Faisons comme si c'était la fin de tout ici alors qu'en réalité nous ne sommes qu'au commencement. Depuis une semaine j'ai « un c½ur neuf » et celui-ci je ne compte pas vous en donner la clef bien qu'il reste meublé à peu près de la même manière.
En un an et demi j'ai pu vous en raconter des évènements. Tous censuré pour éviter en tout point de laisser passer un seul trait de mon portrait. Un masque se doit de rester intégralement neutre sinon il ne sert plus à grand-chose. Ainsi j'ai le bonheur de vous dire qu'en prêt de 150 articles (je sais, j'adore arrondir) vous avez appris à ne pas me connaître.
C'est en fait ça qui pourrait résumer le tout: le fait qu'aucun d'entre vous ne puisse dire « je peux peindre le portrait de cet homme de haut en bas ». Bien sur, la plupart d'entre vous ont des pièces du puzzle en leur possession, mais personne à ma connaissance ne connaisse le dessin qu'il représente une fois compris. Et c'est là le problème majeure dans ma vie, celui que je devrais résoudre dans les années à venir: le fait que je ne permets pas que les différentes pièces du puzzle soient réunis. Séparer les personnalités et vivre plusieurs vies, c'est au final ne plus vivre du tout.
Même si vous ne me connaissez pas après la lecture de ces milliers de lignes, vous avez en tout cas eu un aperçu, au milieu de la non-information, de ce que pouvait être ma vie. Beaucoup de petits moments sans importance, beaucoup de riens dans la limite n'est pas même l'infinie, sans oublier la multitude d'accidents quotidiens due à la malchance qui m'habite.
Au milieu de tout ça (« ya vous ya moi... ») il y a un homme totalement dévoué pour un être qu'il idolâtre et le mot est un euphémisme. C'est peut être là aussi un autre fil conducteur; c'Est-ce qui m'a incité à commencé ce blog, c'Est-ce qui me le finir. Après plus d'un an de trouble, de crises, de folies, de rebondissements, de surprises, de bonheur, il n'y a plus rien à dire et je n'ai pas envi de continuer à raconter éternellement les mêmes choses. Ces dizaines de pages font suffisamment le tour de ce que je vous autorise à savoir.
Que vais-je devenir maintenant que je quitte cet appartement. Et bien je vais loger dans des petits carnets rouges quelques temps jusqu'à ce que le moment soit venu que je me décide à prendre un nouveau chez moi. Pour autant cela n'est pas dit que j'y raconterai mes delirium quotidien, mais apparition « adrénalitique » de mon fantôme, mes lectures ou visionnages passionné me poussant à m'engager etc... C'est bientôt les vacances, et les moments de solutide redoutés vont revenir. Il est donc plus que probable que je me remette à écrire rapidement. Peut être pas sur moi, peut être sur quelqu'un d'autre.
Pour tout vous dire, j'ai pris goût à ce qu'on parle de moi... pourquoi le faire moi-même dans ce cas. Si quelqu'un veut reprendre la plume, il sait où me trouver!?^^

Quoiqu'il en soit vous ne me reverrez plus ici en ce moment et pour cela c'est un petit adieu, même si vous savez que je ne lâcherai jamais les lecteurs de ces pages: d'une façon ou d'une autre, je me débrouille toujours pour ne pas être très loin derrière vous!

Au revoir... (il y a toujours une suite)

# Gepost op woensdag 13 juni 2007, 20u06